Suez-Veolia : autopsie d'un crime industriel

Le projet n’a aucun sens industriel et économique. Pourtant, depuis le début, l’exécutif a décidé de prêter main forte à Veolia, géant des services aux collectivités, pour s’emparer de son rival Suez. Cette opération ne peut aboutir qu’à la destruction d’un groupe centenaire comptant plus de 90 000 salariés. Oubliant toute politique de l’eau, elle ne vise qu’à consolider une rente privée. Une nouvelle illustration de la déliquescence avancée du capitalisme français.

Suez : histoire d’une destruction programmée

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Bertrand Camus, directeur général de Suez, et Antoine Frérot, PDG de Veolia. © Joël Saget / AFP Bertrand Camus, directeur général de Suez, et Antoine Frérot, PDG de Veolia. © Joël Saget / AFP

L’opération n’a aucun sens économique ou industriel. Pourtant, le démantèlement de Suez, géant de l’eau et des déchets, par son rival Veolia est en cours. L’exécutif a largement prêté main-forte à des intérêts privés dans cette prédation. Retour sur une histoire de haine, de pouvoir et d’argent.

La politique de l’eau dans les mains d’un monopole privé

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Usine de traitement des eaux de Méry-sur-Oise, dépendante du Sedif. © Joël  Saget / AFP Usine de traitement des eaux de Méry-sur-Oise, dépendante du Sedif. © Joël Saget / AFP

Cela a été les grands sujets oubliés de la bataille entre Suez et Veolia. Il n’a jamais été question de politique de l’eau, de préservation des ressources, de service public. Par sa position dominante, Veolia pourtant va se retrouver en situation d’imposer sa loi aux collectivités.

Suez-Veolia : « Au nom de la place de Paris »

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La bataille entre Veolia et Suez a mis en lumière les allégeances et les passe-droits au temps d’une présidence « jupitérienne ». Elle illustre la déliquescence d’un capitalisme prêt à s’affranchir de toute règle, pour conforter des rentes menacées.