Enquête sur Michèle Tabarot, la numéro 2 de l'UMP


Mediapart enquête depuis janvier 2013 sur Michèle Tabarot, secrétaire générale de l'UMP. Cette enquête nous a menés à plusieurs reprises dans les Alpes-Maritimes mais aussi en Espagne, à Alicante et Benidorm.

Députée et maire du Cannet (Alpes-Maritimes), Michèle Tabarot a été propulsée numéro deux de l'UMP par Jean-François Copé, en décembre. Elle pourrait être visée par l’enquête ouverte en Espagne contre son frère aîné pour une vaste escroquerie immobilière. Selon un rapport de police que Mediapart s’est procuré, Roch Tabarot a sorti 13,5 millions d’euros en liquide des caisses de son entreprise, qui a floué plusieurs milliers de personnes. Les victimes évoquent un possible financement politique. Ces soupçons ont été renforcés par les accusations portées par Jean Martinez, ancien candidat divers droite à Cannes en 2008. Martinez affirme à Mediapart que Philippe Tabarot lui avait alors offert, via plusieurs intermédiaires, jusqu’à 500 000 euros pour obtenir son retrait au second tour, mais aussi que Roch Tabarot aurait proposé de « doubler la somme ». 

L'affaire espagnole qui menace la numéro 2 de l'UMP

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M. Tabarot et J-F. Copé le 21 novembre 2012. © UMP Photos M. Tabarot et J-F. Copé le 21 novembre 2012. © UMP Photos

La secrétaire générale de l’UMP Michèle Tabarot, députée et maire du Cannet, pourrait être visée par l’enquête ouverte en Espagne contre son frère pour une vaste escroquerie immobilière. Selon un rapport de police que Mediapart s’est procuré, Roch Tabarot a sorti 13,5 millions d’euros en liquide des caisses de son entreprise, qui a floué plusieurs milliers de personnes. Les victimes évoquent un possible financement politique.

Affaire Tabarot: les victimes annoncent une plainte en France

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Michèle Tabarot et ses frères Michèle Tabarot et ses frères

Lors d’une conférence de presse tenue à Alicante (Espagne), mercredi, les victimes francaises du promoteur immobilier Roch Tabarot, frère de la secrétaire générale de l’UMP, ont annoncé leur décision d’engager une procédure en France pour « escroquerie en bande organisée », « complicité et recel » et « blanchiment ». De nos envoyés spéciaux.

« Comment la famille Tabarot a voulu m’acheter »

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Jean Martinez : "A un moment donné, Roch Tabarot a évoqué le fait qu'il pouvait doubler la somme" © Mediapart

Dans un entretien à Mediapart, Jean Martinez, candidat à la mairie de Cannes en 2008, révèle que le secrétaire national de l’UMP Philippe Tabarot lui a offert, via plusieurs intermédiaires, jusqu’à 500 000 euros pour obtenir son retrait au second tour. Roch Tabarot, l’aîné de la fratrie, aurait offert de doubler cette somme. Entretien vidéo dans l'article.

Affaire Tabarot: la plainte des victimes déposée en France

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Des victimes françaises du groupe immobilier de Roch Tabarot, frère de la secrétaire générale de l'UMP, ont déposé mardi une plainte pour « escroquerie » au parquet de Grasse. Elle vise Roch Tabarot mais aussi Frank Mezzasoma, conseiller de Michèle Tabarot.

Tabarot : affaires de famille

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La numéro 2 de l'UMP affirme qu’il existe une barrière étanche entre sa vie politique et son frère Roch Tabarot, mis en examen en Espagne pour une escroquerie immobilière estimée à 72 millions. En réalité, chez les Tabarot, business et politique se pratiquent en famille. Une famille dont les trajectoires, de l’Algérie aux Alpes-Maritimes en passant par l'Espagne, mettent au jour des intérêts qui s'entremêlent.

Tabarot, encombrante n°2 pour Copé

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 © (UMP) © (UMP)

Embarrassée par l'affaire d'escroquerie immobilière de son frère, Michèle Tabarot est de plus en plus isolée à l'UMP. Propulsée numéro deux et secrétaire générale du parti en décembre, la députée et maire du Cannet (Alpes-Maritimes) doit son ascension fulgurante et celle de ses proches à Jean-François Copé.

En France et au Maroc, enquête sur l’argent du promoteur Tabarot

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Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008. © Interviu Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008. © Interviu

Après le dépôt d’une plainte visant Roch Tabarot, le frère de la numéro deux de l’UMP, mais aussi Frank Mezzasoma, proche collaborateur de Michèle Tabarot, le parquet de Grasse a demandé l’audition d’une des victimes. Au Maroc, des créanciers ont mis aux enchères pour 11,2 millions d’euros le terrain de Marrakech où Tabarot prévoyait de construire une résidence pour personnes âgées.

Alpes-Maritimes: l’affaire Tabarot fracture l'UMP

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Jean-François Copé avec Michèle et Philippe Tabarot. © J-F. Copé / Flickr Jean-François Copé avec Michèle et Philippe Tabarot. © J-F. Copé / Flickr

Dans les Alpes-Maritimes, où copéistes et fillonistes sont en guerre, l’affaire Tabarot fissure la citadelle mise en place par la numéro deux de Jean-François Copé. Au Cannet, où Michèle Tabarot est députée et maire, l’omerta persiste. À Cannes en revanche, où son frère Philippe Tabarot est candidat aux municipales, les langues se délient.

Les Tabarot visés dans une lettre du maire UMP de Cannes à Copé

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Dans une lettre adressée à Jean-François Copé, le député et maire UMP de Cannes estime que « l'UMP n'appartient à personne en particulier, ni à un clan, ni à une famille ». Dans sa ligne de mire, la secrétaire générale du parti et sa famille, proches de Copé. Il demande au président de l'UMP de « retrouver le chemin de la vertu républicaine et démocratique ».

Des millions d'argent public pour le cuisinier préféré de Michèle Tabarot

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Bruno Oger avec Michèle Tabarot et son chef pâtissier lors de la conférence de presse de sortie de ses livres, le 7 novembre. © Capture d'écran du site email-gourmand.com Bruno Oger avec Michèle Tabarot et son chef pâtissier lors de la conférence de presse de sortie de ses livres, le 7 novembre. © Capture d'écran du site email-gourmand.com

La secrétaire générale de l’UMP, députée et maire du Cannet Michèle Tabarot n’a reculé devant aucun sacrifice pour s’assurer l’implantation de Bruno Oger, l’ancien chef du Fouquet’s Cannes. La commune lui a accordé un bail de 70 ans dans une bastide obtenue par un legs qui prévoyait la réalisation d’un musée. Le projet a coûté près de deux millions d’euros aux contribuables.

Le rapport que veut enterrer la numéro 2 de l'UMP

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Michèle Tabarot, avec Jean-François Copé, le 13 novembre 2012. © Reuters Michèle Tabarot, avec Jean-François Copé, le 13 novembre 2012. © Reuters

Un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) épingle la gestion municipale de Michèle Tabarot, maire du Cannet et secrétaire générale de l'UMP. Sur son bureau depuis fin octobre, elle n'en a pas fait état avant les trois mois de réserve imposés par la loi en période électorale. Parallèlement, un jugement de la CRC a pointé le « paiement irrégulier » de primes à des collaborateurs de son cabinet, pour plus de 51 000 euros.

Les reportages bidonnés du « Monsieur sécurité » de Michèle Tabarot

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Alain Cherqui, dans un reportage du 21 juillet 2008, sur TF1. Alain Cherqui, dans un reportage du 21 juillet 2008, sur TF1.

La secrétaire générale de l'UMP, Michèle Tabarot, a fait de la police municipale de sa ville du Cannet un véritable fer de lance. Pour vanter son action, son « Monsieur sécurité » et chef de la police municipale a mis en scène de faux témoins, dont certains de ses policiers, dans de nombreux reportages diffusés notamment sur TF1.

Les employés municipaux enrôlés par la «machine électorale» des Tabarot

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Michèle Tabarot, avec Jean-François Copé, le 13 novembre 2012. © Reuters Michèle Tabarot, avec Jean-François Copé, le 13 novembre 2012. © Reuters

Pour conserver la mairie du Cannet et conquérir Cannes, la numéro deux de l'UMP, Michèle Tabarot, et son frère Philippe ont mis en place une véritable « machine électorale ». Tractages, phoning, meetings : de nombreux employés du Cannet racontent comment le personnel municipal est utilisé à des fins politiques et décrivent un système de « pressions ».

Le « Monsieur sécurité » de Tabarot visé par une enquête

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Le chef de la police municipale et directeur général adjoint des services de Michèle Tabarot, maire du Cannet et numéro deux de l'UMP, a été entendu le 27 mars à la demande du procureur de Grasse. Le magistrat cherche à vérifier les circonstances de l'intervention du policier lors de deux tentatives d'expulsions de familles roms.