Marseille rongée par les trafics de stupéfiants

Le gouvernement veut changer la législation sur la lutte contre la consommation de cannabis. Plongée dans les cités de Marseille, où l'économie parallèle, avec son lot de violences et de morts, laisse les habitants désemparés et révoltés.

Lutte contre le cannabis: une amende pour ne rien changer

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Marseille vue depuis le quartier de La Viste, en 2013. © LF Marseille vue depuis le quartier de La Viste, en 2013. © LF

Le gouvernement, pour punir la consommation de cannabis, veut remplacer la peine de prison par une contravention. Cette réforme, qui a pour but de désengorger les services de justice et de police, risque de n’avoir aucun effet sur le trafic lui-même. Début de notre série sur les cités de Marseille rongées par les trafics.

La police marseillaise en échec dans la lutte contre les stupéfiants

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Depuis 2012, la police marseillaise a déployé d'énormes moyens pour contrer les trafics meurtriers dans les cités. Les interpellations sont en forte hausse, les règlements de comptes aussi. Et les dealers se réinstallent systématiquement. « Tant qu’il y aura de la demande, il y aura de l’offre et les réseaux se réorganiseront », reconnaît un policier des Stups.

Les habitants seuls face au traumatisme des morts violentes

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À l'entrée des Lauriers, le 5 novembre 2015, juste après la mort des trois jeunes © LF À l'entrée des Lauriers, le 5 novembre 2015, juste après la mort des trois jeunes © LF

En octobre 2015, trois jeunes, dont deux de 15 ans, étaient tués par balles dans un hall d’immeuble marseillais. Affaire versée dans la catégorie « règlements de comptes entre malfaiteurs », au grand dam de leurs familles, qui estiment que l’État n’a pas su les protéger.

Trafics dans les cités: ceux qui s’en sortent

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Cité des Créneaux à Marseille, 2013 © LF Cité des Créneaux à Marseille, 2013 © LF

Comment entre-t-on dans un réseau de vente de stupéfiants ? Et surtout, comment en sort-on ? Deux jeunes Marseillais, passés par la case prison, racontent.

Une copropriété minée par le trafic

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Un policier fouille des parties communes à Marseille, en 2013 © LF Un policier fouille des parties communes à Marseille, en 2013 © LF

C’est une copropriété pauvre parmi tant d’autres, dans le nord de Marseille. L’arrivée d’un réseau de deal mine depuis 2014 la vie de ses occupants. Une habitante raconte.