La police marseillaise en échec dans la lutte contre les stupéfiants

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Depuis 2012, la police marseillaise a déployé d'énormes moyens pour contrer les trafics meurtriers dans les cités. Les interpellations sont en forte hausse, les règlements de comptes aussi. Et les dealers se réinstallent systématiquement. « Tant qu’il y aura de la demande, il y aura de l’offre et les réseaux se réorganiseront », reconnaît un policier des Stups.

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Dans les Bouches-du-Rhône, l’année 2016 fut des plus criminogènes : la police a recensé 28 morts lors de règlements de comptes entre malfaiteurs. La PJ marseillaise, qui doit recevoir 45 postes en renfort en septembre, n’a pourtant jamais été plus au taquet. La stratégie est désormais de prévenir les règlements de comptes en ouvrant des enquêtes « tous azimuts » sur les potentiels futurs auteurs ou victimes. « Cela permet soit de les mettre au vert aux Baumettes [en détention provisoire] sur des dossiers prétextes pour éviter les réglos, soit de mettre en place des écoutes et d’être prévenus si des réglos sont en préparation », explique un responsable de la PJ marseillaise.