Voir Naples survivre

Affiche anti-austérité © JC Affiche anti-austérité © JC

Retour de l’usure, services publics au ralenti, travailleurs sociaux plus rémunérés, musées qui tombent en ruine ou partent en fumée… À Naples, la récession et les politiques d’austérité se greffent sur une crise structurelle : seul l’art de la débrouille permet, pour l'instant, d’éviter l'effondrement de toute une cité. Reportage texte et son.

A Madrid, une «marée blanche» contre les privatisations d'hôpitaux

Par Ludovic Lamant
A Madrid, le 18 novembre © Reuters A Madrid, le 18 novembre © Reuters

Depuis l'annonce, en octobre, d'un projet de privatisation de six hôpitaux de la région de Madrid, médecins et infirmières sont dans la rue. Au plus dur de la crise espagnole, tout se passe comme si les autorités voulaient accélérer leurs projets de privatisation dans le secteur de la santé. Plongée dans trois hôpitaux de Madrid, qui ne veulent pas se laisser faire.

En Grèce, la solidarité en alternative à la misère

Par Amélie Poinssot
Clinique sociale de Korydallos: consultation d'un cardioloque © Amélie Poinssot Clinique sociale de Korydallos: consultation d'un cardioloque © Amélie Poinssot

Face à l'avalanche de mesures qui, ces trois dernières années, a plongé les Grecs les plus modestes dans la pauvreté, des réseaux de solidarité se font jour : soins gratuits, collecte de nourriture, branchement illicite au réseau électrique... Des initiatives qui permettent aussi de « ne plus se sentir seul ». De notre correspondante à Athènes.

La Grèce, nouvelle terre de profits

Par Amélie Poinssot
L'entrée du Golden Hall © dr L'entrée du Golden Hall © dr

Les grands groupes internationaux, mais aussi grecs, se pressent à Athènes ces derniers mois. Pour éponger sa dette, le pays a confié à une structure ad hoc le soin de vendre entreprises publiques, concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et propriétés immobilières. Autre effet d'aubaine pour expliquer la ruée : avec la crise, les coûts salariaux se sont effondrés, rendant le pays encore plus attractif.

Vivre la crise au Portugal : «Nos réseaux sociaux ne sont pas virtuels»

Par Philippe Riès

Longtemps abandonné à ses subventions européennes, l'intérieur portugais traverse la crise plutôt moins mal que les grandes villes. Solidarités anciennes et nouvelles, résurgence de l'économie souterraine et peut-être même une lumière au bout du tunnel, les « néo-ruraux ».

Portugal : l’électricien EDP ne connaît pas la crise

Par Philippe Riès

Héritier d'une économie portugaise cartélisée qui remonte au moins à la dictature salazariste, l'ancien monopole d'État EDP, désormais contrôlé par un groupe public chinois, accumule les profits dans une économie en récession chronique. Cherchez l'erreur.

La Slovénie s'insurge, la Bulgarie gronde

A Maribor, des manifestants brûlent l'effigie du maire Franc Kangler, le 3 décembre. L'édile a démissionné. © Srdjan Zivulovic/Reuters A Maribor, des manifestants brûlent l'effigie du maire Franc Kangler, le 3 décembre. L'édile a démissionné. © Srdjan Zivulovic/Reuters

Dans ces deux pays, les gouvernements viennent de tomber. Partis et syndicats restent absents des manifestations qui se succèdent en Slovénie contre les politiques d’austérité et pour « changer la société ». En Bulgarie, l’extrême droite surfe sur la vague de mécontentement. Par Laurent Geslin, envoyé spécial.

Intégration européenne: les Balkans saisis par le doute

Par Jean-Arnault Dérens

Les Croates viennent d'élire les douze députés qui les représenteront au Parlement européen et, le 1er juillet, leur pays doit devenir le 28e État membre de l’Union. Pourtant, cette adhésion, si longtemps désirée, ne suscite plus guère d’enthousiasme, et tous les pays de la région des Balkans, engagés à des degrés divers dans le processus d’intégration, sont de moins en moins attirés par une Union à la dérive.

Les vieux Allemands comptent sur l’émigration des Européens du Sud

Par Carine Fouteau

Vue de l'Allemagne, la crise qui ravage le sud de l'Europe n'a pas que des mauvais côtés. Fuyant la récession et l'austérité, des dizaines de milliers de diplômés espagnols, portugais et grecs migrent vers le nord ainsi que le confirme le bilan migratoire publié ce mardi. Berlin saisit l'aubaine pour attirer la main-d'œuvre dont le pays a besoin pour faire tourner son économie et compenser le vieillissement de sa population.