Notre série: le Mexique bascule à gauche

Après avoir récolté en juillet plus de 53 % des voix, Andrés Manuel López Obrador – AMLO – est investi samedi 1er décembre à la présidence du Mexique, succédant au conservateur Enrique Peña Nieto. Retrouvez nos enquêtes et reportages sur ce « nationaliste de gauche », pris entre les États-Unis de Trump et le Brésil de Bolsonaro.

Avec le rejet d’un nouvel aéroport à Mexico, López Obrador veut en finir avec le «capitalisme de copinage»

Par Diego Calmard Et Clément Detry
Le site de ce qui devait devenir le nouvel aéroport de Mexico. © Reuters/Henry Romero Le site de ce qui devait devenir le nouvel aéroport de Mexico. © Reuters/Henry Romero

En décidant de l’arrêt de la construction – déjà lancée – d’un aéroport pharaonique, le président de gauche, qui doit être investi le 1er décembre, a dynamité une longue tradition d’imposition des grands projets d’infrastructures aux populations mexicaines. Il veut aussi donner l'impression d'un autre mode de gouvernance.

Mexique: López Obrador s’en prend aux salaires des hauts fonctionnaires

Par Clément Detry
AMLO prendra ses fonctions le 1er décembre 2018 © Reuters AMLO prendra ses fonctions le 1er décembre 2018 © Reuters

C’était une des promesses de campagne du nouveau président mexicain : la nouvelle majorité de gauche a voté une loi organique pour limiter les plus hauts salaires de la fonction publique. Le chef de l’État lui-même promet de s'appliquer l'austérité républicaine pour financer sa politique sociale.

Les gauches latinos à l’heure de Bolsonaro

 © Mediapart © Mediapart

Nos trois invités débattent de la décomposition des expériences de gauche en Amérique latine. Ils soulignent le prix qu’elles paient pour s'être contentées de réformes redistributives, au lieu de réformes plus en profondeur.

Avec l'élection de López-Obrador, un espoir de gauche au Mexique

Par
Andrés Manuel López-Obrador célébrant sa victoire à la présidence du Mexique dimanche 1er juillet 2018 © Reuters Andrés Manuel López-Obrador célébrant sa victoire à la présidence du Mexique dimanche 1er juillet 2018 © Reuters

Élu très largement à la tête du pays, Andrés Manuel López-Obrador est porteur d’un vrai projet progressiste pour un pays habitué au centrisme néolibéral. Il n’est pas pour autant le « gauchiste » ou le « populiste » que ses détracteurs dénoncent.

Hélène Combes: «La structure du mouvement est l’une des clés de la réussite de López Obrador au Mexique»

Par
Andrés Manuel López Obrador, le 16 juin 2018, dans l'État d'Oaxaca. © Reuters / Jorge Luis Plata Andrés Manuel López Obrador, le 16 juin 2018, dans l'État d'Oaxaca. © Reuters / Jorge Luis Plata

À rebours des lectures qui font d’Andrés Manuel López Obrador un candidat « populiste », voire un « Chávez mexicain », l’universitaire Hélène Combes propose une lecture originale de la dynamique d’« AMLO », bien parti pour devenir le prochain président du Mexique à l’issue des élections du 1er juillet.

La corruption, enjeu majeur de la présidentielle mexicaine

Par
L’une des rencontres du président mexicain avec le patron d’Odebrecht. © Dr L’une des rencontres du président mexicain avec le patron d’Odebrecht. © Dr

Alors que s’achève le mandat d’Enrique Peña Nieto, marqué par les scandales immobiliers et les financements occultes, les différents candidats ont dénoncé la corruption sans répondre aux ONG. Le candidat de la gauche et grand favori, Andrés Manuel López Obrador, s’oppose à l’indépendance du parquet.

Avec Obrador, la gauche peut arriver au pouvoir au Mexique

Par
AMLO en campagne électorale, mai 2018. © Reuters AMLO en campagne électorale, mai 2018. © Reuters

Candidat pour la troisième fois, Andrés Manuel López Obrador est bien parti pour devenir le nouveau président mexicain le 1er juillet. Même s’il a adopté des positions plus centristes qu’auparavant, il entend néanmoins changer la façon de gouverner le pays.

La sanglante année de plomb des journalistes mexicains

Par
Le corps de Javier Valdez après l'attaque. © DR Le corps de Javier Valdez après l'attaque. © DR

Les 25 et 29 mai, deux journalistes ont été tués au Mexique, ce qui porte à dix-huit le nombre de journalistes assassinés depuis janvier 2017, un dix-neuvième est porté disparu. À la veille des élections présidentielle et législatives, le pouvoir du président sortant Enrique Peña Nieto est tenu pour responsable de l’impunité des crimes qui ont frappé les médias.

López Obrador, un nationaliste de gauche face à Trump

Par
Obrador a remporté l’élection avec plus de 53% des voix, selon les premiers résultats. © Reuters Obrador a remporté l’élection avec plus de 53% des voix, selon les premiers résultats. © Reuters

Andrés Manuel López Obrador, le candidat de gauche victorieux de la présidentielle mexicaine, dimanche 1er juillet, a beaucoup critiqué Trump et sa rhétorique hostile. Au pouvoir, il pourrait tenter de rebattre les cartes d'une relation de grande dépendance, économique comme militaire.