Notre série: le Mexique bascule à gauche

Près de 90 millions de Mexicains sont appelés aux urnes dimanche 1er juillet 2018 pour élire le successeur d'Enrique Peña Nieto (PRI) à la présidence, ainsi que 500 députés et 128 sénateurs. Si l'on en croit les sondages, Andrés Manuel López Obrador, candidat de la gauche, défait en 2006 puis en 2012, pourrait cette fois l'emporter à la tête d'une nouvelle coalition, MORENA.

Avec l'élection de López-Obrador, un espoir de gauche au Mexique

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Andrés Manuel López-Obrador célébrant sa victoire à la présidence du Mexique dimanche 1er juillet 2018 © Reuters Andrés Manuel López-Obrador célébrant sa victoire à la présidence du Mexique dimanche 1er juillet 2018 © Reuters

Élu très largement à la tête du pays, Andrés Manuel López-Obrador est porteur d’un vrai projet progressiste pour un pays habitué au centrisme néolibéral. Il n’est pas pour autant le « gauchiste » ou le « populiste » que ses détracteurs dénoncent.

La corruption, enjeu majeur de la présidentielle mexicaine

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L’une des rencontres du président mexicain avec le patron d’Odebrecht. © Dr L’une des rencontres du président mexicain avec le patron d’Odebrecht. © Dr

Alors que s’achève le mandat d’Enrique Peña Nieto, marqué par les scandales immobiliers et les financements occultes, les différents candidats ont dénoncé la corruption sans répondre aux ONG. Le candidat de la gauche et grand favori, Andrés Manuel López Obrador, s’oppose à l’indépendance du parquet.

Avec Obrador, la gauche peut arriver au pouvoir au Mexique

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AMLO en campagne électorale, mai 2018. © Reuters AMLO en campagne électorale, mai 2018. © Reuters

Candidat pour la troisième fois, Andrés Manuel López Obrador est bien parti pour devenir le nouveau président mexicain le 1er juillet. Même s’il a adopté des positions plus centristes qu’auparavant, il entend néanmoins changer la façon de gouverner le pays.

Hélène Combes: «La structure du mouvement est l’une des clés de la réussite de López Obrador au Mexique»

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Andrés Manuel López Obrador, le 16 juin 2018, dans l'État d'Oaxaca. © Reuters / Jorge Luis Plata Andrés Manuel López Obrador, le 16 juin 2018, dans l'État d'Oaxaca. © Reuters / Jorge Luis Plata

À rebours des lectures qui font d’Andrés Manuel López Obrador un candidat « populiste », voire un « Chávez mexicain », l’universitaire Hélène Combes propose une lecture originale de la dynamique d’« AMLO », bien parti pour devenir le prochain président du Mexique à l’issue des élections du 1er juillet.

La sanglante année de plomb des journalistes mexicains

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Le corps de Javier Valdez après l'attaque. © DR Le corps de Javier Valdez après l'attaque. © DR

Les 25 et 29 mai, deux journalistes ont été tués au Mexique, ce qui porte à dix-huit le nombre de journalistes assassinés depuis janvier 2017, un dix-neuvième est porté disparu. À la veille des élections présidentielle et législatives, le pouvoir du président sortant Enrique Peña Nieto est tenu pour responsable de l’impunité des crimes qui ont frappé les médias.

López Obrador, un nationaliste de gauche face à Trump

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Obrador a remporté l’élection avec plus de 53% des voix, selon les premiers résultats. © Reuters Obrador a remporté l’élection avec plus de 53% des voix, selon les premiers résultats. © Reuters

Andrés Manuel López Obrador, le candidat de gauche victorieux de la présidentielle mexicaine, dimanche 1er juillet, a beaucoup critiqué Trump et sa rhétorique hostile. Au pouvoir, il pourrait tenter de rebattre les cartes d'une relation de grande dépendance, économique comme militaire.