Avec l'élection de López-Obrador, un espoir de gauche au Mexique

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Élu très largement à la tête du pays, Andrés Manuel López-Obrador est porteur d’un vrai projet progressiste pour un pays habitué au centrisme néolibéral. Il n’est pas pour autant le « gauchiste » ou le « populiste » que ses détracteurs dénoncent.

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La victoire d’Andrés Manuel López-Obrador, surnommé AMLO, est sans appel. Avec 53 % des voix contre 22 % et 16 % pour ses deux principaux adversaires, il devient président du Mexique grâce à une marge d’avance définitive (il n’y a qu’un seul tour) et une participation record de l’électorat. Même si, depuis plusieurs semaines, AMLO faisait la course en tête des sondages, son accession à la présidence, après deux tentatives ratées (2006 et 2012), reste éclatante et marque le désir des Mexicains de rompre avec les candidats habituels des deux grands partis : le PRI, formation attrape-tout issue de la Révolution mexicaine qui a dominé la vie politique pendant 70 ans, et le PAN, mouvement de centre droit néolibéral.