Penser l’Amazonie

Six reportages dans une zone longtemps considérée comme un grand rien, oubliée par l’État et destinée aux oubliés du Brésil où la prédation environnementale se justifie d’autant plus qu’il y a un manque d’alternatives sur le terrain.

En Amazonie, la terre, le feu et la violence

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Ricardo face à sa maison éventrée, au sein de la fazenda Vilhena. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Ricardo face à sa maison éventrée, au sein de la fazenda Vilhena. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

Dans l’État de Rondônia, le processus de destruction est bien avancé et les terres disponibles se font rares. La lutte autour des terres qui se valorisent s’intensifie, dans un climat politique totalement favorable aux grands producteurs. Un climat de violence entretenu par une criminalisation des mouvements sociaux.

La route et les grands travaux ouvrent la voie à la déforestation amazonienne

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Les travaux d'entretien en cours sur la BR-319. © Jean-Mathieu Albertini Les travaux d'entretien en cours sur la BR-319. © Jean-Mathieu Albertini

Comme dans les années 70, les grands travaux sont présentés comme une solution économique miraculeuse. Parmi eux, les routes sont des ouvrages centraux et indispensables dans le processus politique de déforestation, et la BR-319 représente l’une des plus graves menaces actuelles pour l’Amazonie.

En Amazonie, le mythe de la nature infinie permet l’économie de la destruction

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Une embarcation d'orpailleur sur le fleuve. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Une embarcation d'orpailleur sur le fleuve. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

En ce qui concerne la déforestation, l’orpaillage et le trafic de bois sont des activités prédatrices. Face à une nature qui semble infinie, le saccage environnemental se justifie d’autant plus facilement qu’il y a un manque d’alternatives économiques.

Comment le régime militaire brésilien a imposé sa doctrine paranoïaque en Amazonie

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Un camion à bétail, sur la Transamazonica. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Un camion à bétail, sur la Transamazonica. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

L’immense Amazonie et ses habitants ont longtemps été marginalisés et déconsidérés, y compris dans le champ des idées. Une absence de reconnaissance sur laquelle a prospéré une idéologie paranoïaque et destructrice durant la dictature. Une doctrine à laquelle le gouvernement Bolsonaro cherche à redonner une nouvelle vigueur.

Au royaume de l’agrobusiness amazonien

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Des bœufs dans un champ près de Seringueiras. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Des bœufs dans un champ près de Seringueiras. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

Le tout-puissant secteur de l’agrobusiness s’organise pour se présenter comme indispensable au Brésil. Une bataille d’idées et une lutte politique qui passent par des campagnes de publicité récurrentes, et qui a de dramatiques conséquences écologiques et sociales en Amazonie.

Amazonie, terre d’utopies perdues et de succès fragiles

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Un homme taille les branches d'un palmier murumuru. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Un homme taille les branches d'un palmier murumuru. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

L’Amazonie, terre abandonnée, a été perçue par certains comme la terre de tous les possibles. Des utopies plus ou moins bien pensées se sont effondrées, mais l’Amazonie n'est pas condamnée à l'idéologie de la destruction. Certains cherchent à développer et diffuser de nouvelles idées pour vivre avec la forêt.