Accident industriel au Crédit agricole

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Après sa coûteuse expérience en Grèce, la banque enregistre des pertes historiques liées à des dépréciations d’actifs. À petits pas, elle s’éloigne des métiers de financement pour revenir à son métier d’origine, la banque de dépôts. Un coup de semonce pour les autres banques.

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Pour le Crédit agricole, c’est un accident industriel. Pressée par des fuites, la banque s’est décidée ce matin à annoncer, avant ses résultats prévus fin février, une vaste opération de nettoyage des comptes. Le conseil d’administration a entériné une dépréciation des actifs de la banque de plus de 2,6 milliards d’euros. Ajouté à d’autres éléments exceptionnels comme la réévaluation des dettes ou des charges fiscales, le total de ces pertes comptables s’élève à 3,8 milliards d’euros pour le seul quatrième trimestre.