S'agit-il de sauver les banques ou d'enrichir leurs actionnaires?

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Les banques sont l'un des maillons faibles de la crise de la dette. Le scénario de leur recapitalisation par les Etats n'est plus tabou. Ce qui ne les a pas empêchées, ces trois dernières années, de verser des milliards d'euros à leurs actionnaires.

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C'est un cri du cœur de Josef Ackermann, le patron de Deutsche Bank, dans les colonnes du journal grec Kathimerini, dimanche: il n'est pas question de retoucher l'accord européen du 21 juillet, qui prévoit une (modeste) participation du secteur financier dans le deuxième plan d'aide à la Grèce. «L'impact d'une telle décision serait incalculable. C'est pourquoi je mets en garde avec la plus grande énergie contre toute révision matérielle», explique Ackermann, qui préside également un puissant lobby bancaire, l'IFI (Institut de la finance internationale).