L’Etat français, actionnaire accidentel du numéro un mondial de l’automobile

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Actionnaire au bilan peu reluisant, l’État français se retrouve tout à coup au capital du numéro un mondial de l’automobile. Pour l’Alliance Renault-Nissan et son patron Carlos Ghosn, se débarrasser de ce partenaire encombrant est une nécessité. Parti pris. 

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Beaucoup grâce à Carlos Ghosn, l’État français hérite d’une position substantielle au capital du numéro un mondial de l’industrie automobile. L’Alliance Renault-Nissan, que dirige ce « métèque » par qui le « scandale » à la française arrive régulièrement (lire ici), s’est en effet installée au premier semestre 2017 en tête des ventes de voitures particulières et petits utilitaires à travers la planète. Son patron de 63 ans doit néanmoins renforcer une position encore trop faible sur le marché nord-américain et se débarrasser de cet actionnaire étatique dont la présence empêche la réorganisation du capital de l’ensemble et pèse lourdement sur sa valorisation, au détriment, entre autres, du contribuable français.