Doux ou la fin du modèle agricole breton

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La faillite du numéro deux français de la volaille sanctionne une gestion patriarcale et surannée. Mais c'est aussi celle d'un champion de l'agro-alimentaire intensif, bâti à coup de subventions nationales et européennes, sous l’égide des syndicats agricoles, avec la bénédiction des élus locaux et nationaux. À court terme, des centaines de salariés et d'agriculteurs sont menacés.

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Comment a-t-on pu en arriver là ? Depuis l’annonce surprise du dépôt de bilan du groupe Doux, vendredi, la question revient sans cesse. Chez les syndicats et les 3 500 salariés du groupe qui attendent les premiers éclaircissements sur leur sort, mais qui ont déjà quelques réponses, tant ils n’ont cessé de dénoncer la fuite en avant et les manquements de leur groupe depuis plusieurs années.