Les incohérences du gouvernement fragilisent la transition énergétique

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Le gouvernement reporte une nouvelle fois la présentation d’un document clef pour la mise en œuvre de la loi de transition énergétique. Et jette le doute sur la faisabilité de la mise en œuvre de sa propre loi.

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Fermera-t-y, fermera-t-y pas ? La devinette aura duré tout le mandat de François Hollande et tourne à la ritournelle : neuf mois après le vote de la loi de transition énergétique, le gouvernement n’a toujours pas choisi quels réacteurs nucléaires seront mis hors service – ni à quel rythme ils le seront – pour atteindre l’objectif de 50 % d’atome dans la production d’électricité en 2025. La présentation de la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) qui devait fixer la trajectoire de ces fermetures, prévue le 8 mars, a été reportée car « la finalisation complexe des hypothèses et scénarios prend plus de temps que prévu », a expliqué la directrice générale de l’énergie et du climat, Virginie Schwarz, dans un mail adressé aux participants.

Ce nouveau contretemps – la PPE devait initialement être adoptée avant la COP21 – se produit alors que des premiers éléments du document ont fuité, relayés notamment par le compte Twitter de l’avocat Arnaud Gossement.