Affaire Pérol: la Commission de déontologie inflige un camouflet au pouvoir

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Une telle audace est inhabituelle. A l'issue de sa réunion, la Commission de déontologie a publiquement fait part de son désaccord avec le pouvoir sur le cas Pérol. Elle regrette de ne pas avoir été saisie du transfert du secrétaire général adjoint de l'Elysée vers la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires. S'en tenant à la loi, elle ne donne pas son avis sur cette nomination. Mais, dans leurs échanges, le sentiment dominant était que si ses membres avaient dû rendre un avis, il aurait été négatif. François Pérol demeure sous la menace d'un recours administratif et juridique.

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Dans le langage si codé et si feutré de la haute fonction publique, cela s'appelle infliger un camouflet sévère, presque une rébellion face au pouvoir. Sortant de leur habituelle réserve, les membres de la Commission de déontologie ont tenu au sortir de leur réunion du 11 mars à publier un communiqué sur le cas Pérol. Juste pour rappeler la loi à tous, y compris au président de la République.