La discrète pompe à fric des cadres dirigeants d’Arkéa

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Les 171 cadres dirigeants de la banque bretonne ont perçu chacun une rémunération moyenne de 379 491 euros en 2018, via une mystérieuse société anonyme qui n’a pas grand-chose à voir avec le statut mutualiste ou coopératif.

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C’est un mystère que, vu de loin, on a du mal à percer. Depuis des années, le président du conseil d’administration d’Arkéa, Jean-Pierre Denis, conduit la banque dans une aventure folle. Voulant faire scission du Crédit mutuel, il mène une guérilla sans fin, multipliant les manœuvres, allant même jusqu’à organiser des manifestations quasi obligatoires. Et il a beau savoir depuis des mois qu’il a perdu la bataille et que les gendarmes des banques – aussi bien la Banque de France que la Banque centrale européenne – ne le laisseront pas faire, il fait mine de ne pas comprendre et poursuit cette guerre de tranchée surréaliste.