Représentativité : les renoncements des syndicats

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Comme toujours, le diable se niche dans les détails. Salué par la plupart des partenaires sociaux (même si l'UPA, l'UNSA et FO y sont hostiles), le texte sur la représentativité et le financement des syndicats sur lequel ils ont arrêté, dans la nuit de jeudi à vendredi, « une position commune », révèle deux bombes cachées : une quasi-obligation d'adhérer à un syndicat et une mesure visant à supprimer toute référence à la durée légale du travail. Décryptage du texte.

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Si les syndicats de salariés et les représentants du patronat valident, la semaine prochaine, la position commune arrêtée dans la nuit de jeudi à vendredi sur la représentativité et le financement des syndicats, le paysage syndical, figé depuis 1966, pourrait radicalement évoluer. Le texte fait en effet disparaître la «présomption irréfragable de représentativité», qui limitait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale la représentativité à seulement 5 syndicats : la CGT, la CFDT, la CGE-CGC, la CFTC et FO. A la place, il propose de mesurer « l’audience des syndicats » sur la base des élections de délégués du personnel au niveau de l’entreprise, des branches professionnelles, et bien sûr à l’échelon national, pour les grandes négociations paritaires.
Mais ce texte, que Mediapart publie dans son intégralité, masque deux bombes jusqu’ici passées inaperçues.