En Allemagne, le contrôle syndical a résisté à l'Agenda 2010

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Les ordonnances de Macron sont-elles comparables aux réformes Schröder? L’esprit général s’inspire du modèle allemand : décentralisation partielle de la négociation collective et flexibilisation du code du travail, le tout pour favoriser l’embauche. Mais le « conseil d'entreprise » version outre-Rhin n'a pas entravé le pouvoir des syndicats.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.- À la fin du mois d’août dernier, le chef du comité d’entreprise central de ThyssenKrupp Wilhelm Segerath a encore une fois rencontré le ministre des affaires étrangères et vice-président du SPD Sigmar Gabriel. Son objectif ? Discuter de la création possible d’une nouvelle entreprise allemande de la sidérurgie, à construire autour de ThyssenKrupp Steel Europe, dont l’activité acier est mal en point. Segerath et le syndicat IG Metall parviendront-ils à leurs fins ? Depuis que les plans de la direction ont filtré début 2017, ceux d’une fusion de la branche acier avec son équivalent indien Tata Steel, le syndicaliste remue en tout cas ciel et terre pour empêcher que cette fusion potentiellement destructrice d’emplois ne se fasse.