Aéroport de Toulouse privatisé: le scandale rebondit avec Eiffage

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L’Autorité de la concurrence a autorisé le groupe Eiffage à racheter la participation de 49,9 % de la société chinoise Casil dans la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Selon nos informations, l’État a secrètement reconduit le pacte d’actionnaires, permettant au vendeur de faire une plus-value et à l’acquéreur de détenir tous les pouvoirs.

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Décidément, la privatisation de la société Aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), organisée par Emmanuel Macron du temps où il était ministre de l’économie, n’est qu’une suite ininterrompue de scandales. Et le dernier épisode en date n’est pas des moindres. L’Autorité de la concurrence vient d’autoriser le groupe Eiffage à racheter la participation de 49,9 % de la société chinoise Casil dans ATB. Et d'après nos informations, l’État a secrètement reconduit le pacte d’actionnaires qu’il avait conclu initialement avec Casil, qui va maintenant jouer au profit du groupe de concessions et de travaux publics Eiffage. Ce qui permet au vendeur de faire une immense plus-value au détriment de l’intérêt général et à l’acquéreur de détenir tous les pouvoirs de la société, alors qu’il n’est qu’un actionnaire minoritaire.