Procès «LuxLeaks»: les lanceurs d’alerte sont toujours en accusation

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Antoine Deltour, Raphaël Halet et Édouard Perrin, jugés en appel pour avoir copié et divulgué des « rulings » fiscaux luxembourgeois, réclament toujours leur relaxe. Le parquet semble mieux disposé à leur égard qu’en première instance, mais ne se résout pas à tous les absoudre.

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De notre envoyé spécial à Luxembourg.- Quand il s’avance sur le parvis de la cité judiciaire de Luxembourg ce lundi 12 décembre, c’est une ovation qui s’élève de la haie d’honneur, formée par plus de deux cents militants, membres d’ONG, soutiens et membres de sa famille. Les « Merci Antoine, merci ! », « Relaxe ! », « Bravo ! » fusent. Antoine Deltour, devenu le symbole des lanceurs d’alerte, esquisse un timide sourire. Ancien employé du géant du conseil PriceWaterhouseCoopers (PwC) au Luxembourg, il est celui qui a copié quelque 28 000 documents, décrivant près de 350 « rulings », ces accords fiscaux validés par l’administration, juste avant de démissionner de son poste en 2010.