Pour en finir avec la «guerre aux pauvres»

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Sarkozy fustige l'« assistanat ». Sa majorité mène une croisade anti-pauvres quand trois décennies de chômage ont fragilisé des millions de Français inquiets de basculer. Cette rhétorique masque les vrais enjeux : la progression de la pauvreté et la nécessité d'y apporter des réponses. Plusieurs livres soulignent la dimension purement électoraliste de cette « guerre aux pauvres ».

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Contraindre les chômeurs à accepter l'offre d'emploi qu'on leur proposera après une (hypothétique) formation. Et faire adopter cette mesure par référendum. C'est la nouvelle proposition du bientôt candidat Nicolas Sarkozy, dans un entretien au Figaro Magazine paru samedi. Dans le contexte électoral, la proposition est conçue pour faire parler, voire pour choquer. Partis de gauche, syndicats, François Bayrou comme le pourtant très droitier Alain Madelin ont d'ailleurs dénoncé la mesure jugée tour à tour «simpliste», «humiliante» ou destinée à «livrer en pâture les chômeurs».