Smic: Hollande ne veut rien entendre de la colère du pays

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À ceux qui espéraient une inflexion économique, même symbolique, en réponse à la colère qui est sortie des urnes, le gouvernement n’a pas tardé à répondre : pas question ! Dès ce lundi matin, il a annoncé que le veto à tout coup de pouce au Smic, en vigueur depuis 2008, se poursuivrait en 2016. Au risque d'alimenter encore un peu plus la désespérance sociale sur laquelle prospère le Front national.

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À tous ceux qui espéraient un sursaut après le séisme des élections régionales ; à tous ceux qui rêvaient, même sans trop y croire, d’un changement de politique économique et sociale, ou à tout le moins d’une inflexion, fût-elle symbolique, en réponse à la colère qui est sortie des urnes, le gouvernement n’a pas tardé à répondre. Avec brutalité : non, il n’y aura pas de changement ! Pas le moindre ! C’est en effet comme cela qu’il faut interpréter la décision annoncée lundi par la ministre du travail : de nouveau en 2016, le salaire minimum, qui a une fonction protectrice si considérable pour les travailleurs les plus modestes, ne bénéficiera d’aucun coup de pouce.