Nouvelle «affaire DSK»: le FMI décapité par anticipation

Par
En pleine crise de dette souveraine dans la zone euro, le FMI sera déstabilisé par l'inculpation à New York de son directeur général. Sans préjuger de l'issue de la procédure, l'institution paye la nomination d'un homme politique à sa tête. Analyse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Décidément, le Fonds monétaire international n'a pas de chance avec les hommes politiques que les dirigeants européens se sont obstinés à placer à sa tête depuis le début du XXIe siècle. Mais à la différence de ses deux prédécesseurs partis en cours de mandat, Horst Köhler et Rodrigo Rato, Dominique Strauss-Kahn n'est plus maître, désormais, du calendrier de son départ anticipé. Sans préjuger de l'issue de l'inculpation du directeur général du Fonds par un procureur de New York pour «agression sexuelle» sur une femme de chambre du Sofitel de Manhattan, il paraît impossible que le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 puisse rester en fonction.