Areva et le scandale Uramin : poker menteur à Toronto

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En six mois, la société Uramin, cotée à la bourse de Toronto, est passée de 400 millions à 2,5 milliards de dollars ! Comment en pleine spéculation, Areva a-t-il pu acheter sans précaution cette petite société qui n’avait pas produit le moindre gramme d’uranium ? Récit d’une folle histoire boursière qui s’apparente à une arnaque de grande envergure. Deuxième volet de notre enquête.

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C’est un scénario digne de L’Arnaque ou Casino. En reprenant le fil étroit des événements, tous ceux qui ont suivi le dossier se posent la même question : comment cela a-t-il été possible ? Comment Areva a-t-il pu se laisser prendre dans ce dossier Uramin ? « Plus c’est gros, plus cela passe », résume le député socialiste Marc Goua, chargé d’un rapport parlementaire sur la gestion du groupe nucléaire, en faisant appel à ses souvenirs de banquier. Dans le cas d’Uramin, ce n’est pas gros, c’est énorme. En six mois à peine, Areva s’est retrouvé ficelé dans ce qui  s’apparente à une arnaque boursière de grande envergure.