Le poids des entreprises zombies dans le recul de la productivité

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L’insuffisance de la destruction créatrice, manifestée par la prolifération d’entreprises zombies, est-elle une des causes de la baisse généralisée des progrès de productivité ? Réponse affirmative dans un travail récent de l’OCDE qui éclaire la (mauvaise) gestion de la crise financière globale. 

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Le ralentissement des progrès de la productivité, constaté peu ou prou dans l’ensemble des économies avancées depuis le début du troisième millénaire, procède d’une combinaison de facteurs et a fait l’objet d’hypothèses plus au moins populaires, comme la « stagnation séculaire » ou le boulet du cycle financier (lire ici). Dans deux études publiées cette année, des économistes de l’OCDE ont suivi la trace de suspects inhabituels, les entreprises zombies, ces morts-vivants de la scène économique dont la prolifération depuis le milieu des années 2000 immobilise un capital qui serait mieux employé ailleurs, empêche la croissance des « vivants » et gêne l’émergence de nouveaux acteurs. Le fonctionnement insuffisant de la destruction créatrice chère à Joseph Schumpeter expliquerait donc pour une part cette productivité médiocre et son impact sur la croissance potentielle.