«L’Obs»: un plan social en vue

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En cas d'échec du plan de départs volontaires, les actionnaires mettront en œuvre un plan social. Après le licenciement pour motif politique d’Aude Lancelin, son avocat demande aux prud’hommes d’en prononcer « la nullité ».

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L’Obs vit décidément des jours sombres. Après la tourmente suscitée par le licenciement, manifestement pour motif politique, de la directrice adjointe de la direction, Aude Lancelin, l’hebdomadaire connaît maintenant le traumatisme d’un plan de départs volontaires qui pourrait conduire au départ d’une quarantaine de journalistes – plan de départs qui pourrait selon nos informations se transformer si nécessaire en pur et simple plan social à l’automne prochain. Les actionnaires du groupe, Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé, qui avaient toujours suggéré jusqu’à présent qu’ils ne suivraient ni l’exemple de Patrick Drahi, qui taille à la serpe dans les effectifs partout où il passe, ni celui de Vincent Bolloré qui s’est illustré par sa politique de censure à Canal+, usent finalement des mêmes méthodes. C’est donc à un régime sévère que L’Obs est soumis : la purge politique se double d’une purge sociale.