Depuis six mois, les postiers du «92» entretiennent la grève

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Déclenché par le licenciement de Gaël Quirante, syndicaliste SUD-PTT des Hauts-de-Seine, le 24 mars, le mouvement mené par une centaine de facteurs s’enkyste dans le département, sans vrai signe d’essoufflement. Les militants tentent de mobiliser davantage ce mardi, et devront mener de nouvelles batailles au tribunal.

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En quelques secondes, se glisser dans le hall, dépasser les vigiles l’air de rien, sourire en coin ; déployer deux longues banderoles, s’assurer que les téléphones sont enclenchés pour les photos et les vidéos diffusées en direct ; et scander, goguenards : « Et La Poste, elle est à qui ? Elle est à nous ! » Vérifier que l’action-éclair fait son effet, s'installer une quarantaine de minutes en criant les slogans ou en devisant avec les vigiles et les quelques responsables de l’entreprise rameutés par le bruit. Puis ressortir tranquillement, au moment où quelques policiers arrivent.