Pierre Condamin-Gerbier condamné pour avoir violé le secret bancaire suisse

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L'ancien employé de la banque Reyl a été condamné ce vendredi à deux ans de prison avec sursis et 240 000 francs suisses d'amende, pour avoir violé le « secret commercial » de la banque Reyl, et s’être rendu coupable de « service de renseignements économiques ». L'homme, source importante dans l'affaire Cahuzac, est présenté comme un menteur mais a transmis des informations crédibles à la justice. 

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Le premier condamné dans l’affaire Cahuzac n’a pas caché son argent en Suisse puis à Singapour, comme l’ancien ministre du budget français. Il n’a pas non plus aidé de riches contribuables français à frauder le fisc, comme en sont soupçonnés par la justice les dirigeants de la banque Reyl, qui avaient hébergé les fonds secrets du ministre. Pierre Condamin-Gerbier, ancien employé de la banque et source importante de l’affaire Cahuzac, a été condamné ce vendredi 19 décembre en Suisse à deux ans de prison avec sursis, avec trois ans de mise à l’épreuve, et près de 240 000 francs suisses (environ 200 000 euros) d’amende. Ses fautes : avoir violé le « secret commercial » de la banque Reyl, et s’être rendu coupable de « service de renseignements économiques », c’est-à-dire d’avoir enfreint le sacro-saint secret bancaire helvète en livrant à des juges, des parlementaires et des journalistes étrangers, français en l’occurrence, des détails sur le fonctionnement de la banque.