Natixis, la banque de toutes les dérives

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Après avoir accumulé des pertes, l’ex-directeur général de la banque, François Riahi, est parti avec un chèque de 4,1 millions d’euros. Son successeur, Nicolas Namias, est l’un des symboles de la colonisation des sommets de l’État par la finance : il a été conseiller à Matignon et porte une lourde responsabilité dans l’échec de la réforme bancaire voulue par Hollande.

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S’il faut trouver une banque française qui symbolise toutes les dérives de la finance, le choix est vite fait : c’est vers Natixis qu’il faut porter ses regards. Car si d’aventure on cherche l’exemple d’un établissement qui couvre d’or ses dirigeants, même quand ils ont essuyé de graves revers, avec des déficits colossaux à la clef, Natixis est l’exemple le plus caricatural. Si l’on cherche aussi une banque qui symbolise les tentatives de colonisation des sommets de l’État par la finance, c’est encore Natixis qui en est la plus magistrale illustration.