« L’octroi de mer », un impôt colonial qui a de l’avenir

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Au cœur des critiques contre « la vie chère », l’octroi de mer est une taxe spécifique aux Dom : elle s’applique sans discontinuer depuis 1670 et vient d’être prolongée jusqu’en 2027 par le Parlement européen. Premier volet de notre série sur les conséquences contemporaines de l’économie coloniale.

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Réunion, Mayotte, Guadeloupe, Martinique (France).- Loin, bien loin des clichés de cartes postales et de clips publicitaires, des fleuves de tôles luisantes sous le soleil s’écoulent chaque jour le long des rivages des îles de Martinique, de Guadeloupe, de Mayotte, de La Réunion. Des dizaines de milliers de voitures – bien souvent occupées par une seule personne – empruntent tous les matins, tous les soirs, tous les week-ends, toute la semaine, l’unique axe qui fait le tour de ces îles et relie les pôles d’activité aux zones résidentielles, les plages aux régions les plus peuplées, les écarts au centre. Les embouteillages sont une règle d’airain, incontournable, intégrée par la population. Constante et insupportable.