La Caisse des dépôts en perdition

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Pierre-René Lemas s’apprête à quitter la Caisse des dépôts. Par la faute de l’Élysée, il la laisse en perdition, avec une direction générale décapitée, une commission de surveillance illégitime et à 100 % masculine, le tout sur fond de rumeurs de démembrement sinon même de privatisation.

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Bras armé financier de l’État, principal investisseur de long terme de la place de Paris, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) vit des heures sombres. Son directeur général, Pierre-René Lemas, s’apprête en effet à quitter la puissante institution financière, alors qu’elle est en perdition. Non par sa faute, car le patron sortant affiche indéniablement un bilan honnête. Mais par la faute de l’Élysée et de la nouvelle majorité qui ont pris la très lourde responsabilité de déstabiliser gravement un établissement immensément puissant dont la fonction est de première importance dans l’économie française.