Le gouvernement allemand sous pression

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Les ministres des finances de la zone euro se réunissent ce mardi à Bruxelles pour préparer le sommet des 8 et 9 décembre. Sommet qui pourrait dessiner les contours d'une UE à deux vitesses: les pays notés «triple-A» s'engageraient à un contrôle très strict de leurs finances publiques. Une victoire de la rigueur pour Berlin, certes, sauf qu'à son tour, l'Allemagne est rattrapée par la défiance.

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L'Allemagne n'est plus épargnée. Le week-end dernier, l'agence de notation américaine Moody's n'a pas exclu la dégradation de l'ensemble des notes de solvabilité de tous les Etats européens, encore incapables de présenter aux investisseurs une solution d'ampleur contre la crise de l'euro. «En l'absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme (...) le risque de crédit va continuer de monter», avertit l'agence. L'Allemagne, qui se sentait jusqu'ici préservée par des fondamentaux économiques jugés bons, serait-elle sur le point de devenir elle aussi la cible des marchés ? Le risque ne semble pas encore assez grand en tout cas pour qu'Angela Merkel renonce à la ligne très ferme adoptée depuis plusieurs mois.