Grèce: la restructuration de la dette reste le point dur des négociations

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Après l'échec de l'Eurogroupe de jeudi, les ministres des finances de la zone euro se retrouveront samedi pour une énième réunion de la « dernière chance ». Le FMI veut encore durcir la réforme des retraites. Mais cet accord ne réglera rien s'il n'évoque pas la restructuration de la dette. Alexis Tsipras le sait. L'Allemagne et d'autres ne veulent pas en entendre parler.

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Bruxelles, de notre envoyé spécial.-  Le dixième Eurogroupe organisé depuis la victoire de Syriza en Grèce fin janvier n'a pas manqué, jeudi, à la tradition bruxelloise : il n'a rien donné. L'optimisme du début de semaine affiché par les partisans d'un accord, suscité par de nouvelles concessions d'Alexis Tsipras, le premier ministre grec, s'est dissipé. La date butoir du 30 juin – à laquelle Athènes doit rembourser un gros prêt au FMI, et risque le défaut – approche, mais la plupart des observateurs continuent de penser qu'un accord à l'arraché est possible lors de la prochaine réunion, prévue pour samedi.