Comment Joseph Stiglitz veut «sauver le capitalisme de lui-même»

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Dans son dernier ouvrage, le prix Nobel d’économie 2001 remet en cause le consensus néolibéral. Pour apaiser l’exaspération sociale, il dessine les grands traits d’un capitalisme réformé s’appuyant sur une interaction entre le pouvoir démocratique et les marchés.

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Joseph Stiglitz écrit beaucoup. L’ouvrage Peuple, pouvoir et profits, qui paraît le 26 septembre aux éditions Les Liens qui libèrent, est effectivement le septième ouvrage traduit en français en neuf ans. Une telle production peut parfois présenter quelques inconvénients, notamment des impressions de déjà-vu, mais la lecture du dernier livre de celui qui a reçu en 2001 le « prix de la Banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel » (couramment appelé prix Nobel d’économie) reste fructueuse pour réfléchir sur l’état du capitalisme contemporain, son fonctionnement et ses dérives.