Et maintenant, voilà les privatisations !

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L'État a cédé 3,12 % du capital du groupe Safran. S'il s'agit d'une mini-privatisation, c'est la première du quinquennat Hollande et elle a valeur d'aveu. Surtout, elle vient confirmer que l'État a besoin de vendre des « bijoux de famille » pour faire fonctionner la Banque publique d'investissement.

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C’est une mini-privatisation mais elle a une haute valeur symbolique : l’État vient de céder 3,12 % du capital du groupe Safran pour un montant de 448,5 millions d’euros. Pour être modeste, l’opération n’en retient pas moins fortement l’attention. D’abord parce que c’est la première cession d’actifs publics sous le quinquennat de François Hollande et qu’on peut donc en déduire que la privatisation n’est pas un tabou. Ensuite, parce que la décision de l’État a un effet boomerang : elle révèle les moyens très limités de la Banque publique d’investissement.