Entre démantèlement et privatisation, la Caisse des dépôts en très grave danger

Par

En attendant la réforme préparée par l'Élysée, le directeur général assure son propre intérim ; le directeur financier et la directrice des retraites sont partis ; le président de la commission de surveillance a été élu, selon nos informations, dans des conditions illégales : la Caisse des dépôts est comme un bateau ivre.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À première vue, on pourrait croire que les récents atermoiements d’Emmanuel Macron, qui ne s’est toujours pas résolu à nommer un nouveau patron de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), relèvent de l’anecdote. Ainsi fonctionne trop souvent notre monarchie, en vérité assez peu républicaine : comme le chef de l’État a le pouvoir, sans équivalent dans aucune autre grande démocratie au monde, de procéder à plusieurs milliers de nominations (de recteurs, de préfets, de patrons d’entreprises publiques, d’administrations centrales, d’autorités réputées indépendantes…), il est fréquemment arrivé dans le passé que des nominations élyséennes connaissent quelques ratés avant d’être annoncées. Par surcroît, la Caisse des dépôts est un empire financier ; et il peut donc paraître logique que le chef de l’État y regarde à deux fois avant de procéder à l’une des nominations les plus importantes de son quinquennat.