Pour éviter des licenciements, ils séquestrent le patron

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Ils sont en grève depuis six semaines. Pas, comme ailleurs, parce que leur usine ferme. Mais par peur d'une délocalisation de leurs emplois à Singapour qu'ils pressentent inéluctable d'ici quelques mois. Lundi, les salariés de FCI, une usine de Mantes-la-Jolie (Yvelines), sont passés à l'action afin d'essayer d'obtenir de la direction des engagements sur l'avenir du site. Pendant quatre heures, ils ont retenu leur patron au siège de l'entreprise, à Versailles. Le climat était très nerveux. Reportage son et photos.

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Les deux directeurs sont acculés au fond de la pièce, assis devant un vasistas, quelques gobelets en plastique posés devant eux, du thé, du café. En face d'eux, dans la petite salle de réunion, une quarantaine de personnes qui leur demandent des comptes, les haranguent tour à tour, dans le désordre : leurs salariés. Depuis six semaines, 150 d'entre eux sont en grève. Ils travaillent chez FCI Microconnections, une usine de Mantes-la-Jolie (Yvelines) qui fabrique notamment des puces pour les cartes Vitale ou les téléphones portables.