Après le fiasco, le repreneur de Whirlpool refuse d’être un «bouc émissaire»

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Un an après la reprise de l’emblématique usine Whirlpool d’Amiens, le projet de WN, soutenu par la Région et par l'État, a été liquidé par le tribunal de commerce. Son artisan, l’entrepreneur local Nicolas Decayeux, est mis en cause par un audit qu’a commandé le gouvernement. Il préfère s’étonner d’avoir perdu tout soutien politique deux jours après les élections européennes.

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Fin de partie, une nouvelle fois. Mardi 30 juillet, le tribunal de commerce d’Amiens a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise WN, et sa reprise partielle par la société Ageco Agencement, déjà présente dans les murs de ce qui fut jusqu’au 31 mai 2018 l’usine Whirlpool d’Amiens. Seuls 44 salariés de WN seront repris, et 138 autres seront licenciés à leur retour de vacances, le 19 août. Pour la quasi-totalité, ce sera la seconde fois en 14 mois, puisque Whirlpool s’était déjà séparé d’eux en mettant la clé sous la porte. En mai 2018, le site comptait encore 290 salariés.