Le PS engage un bras de fer incertain avec Georges Frêche

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Le PS réunit mardi soir son bureau national pour installer la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, comme tête de liste en Languedoc-Roussillon, comme alternative à Georges Frêche. Ecœurée par les dérapages verbaux successifs de ce dernier, Martine Aubry se heurte toutefois à la majorité des élus et des patrons de fédérations locaux, qui défendent leur président sortant bec et ongles. La direction nationale n'est aucunement assurée d'imposer ses vues.

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Cette fois, la fusée anti-Frêche est lancée. Mardi 2 février, en fin d'après-midi, le bureau national du PS devrait installer la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, comme tête de liste en Languedoc-Roussillon pour les élections régionales, en lieu et place de Georges Frêche, leader local des socialistes réputé indéboulonnable (malgré son exclusion du parti en janvier 2007). L'intéressé a lui-même allumé la mèche le jour où il a reproché une «tronche pas catholique» à Laurent Fabius, d'origine juive, très proche de Martine Aubry.