Bure, la guerre des sous-sols

Le projet de stockage de déchets nucléaires à Bure se heurte à la justice

L’Agence nationale des déchets radioactifs n’est plus propriétaire du bois où elle voulait réaliser des forages préalables aux travaux du centre d’enfouissement Cigéo. Pour ses opposants, c’est une victoire symbolique aux potentiels effets politiques.

Jade Lindgaard

1 mars 2017 à 07h45

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C’est un jugement local, mais de portée nationale et politique : le tribunal administratif de Nancy a annulé, mardi 28 février, la délibération approuvant la convention d’échange foncier entre l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra, créée en 1979) et la commune de Mandres-en-Barrois (Meuse). De quoi s’agit-il ? Le 2 juillet 2015, le conseil municipal de ce village meusien accorde tous pouvoirs à son maire, Xavier Levet, pour signer l’acte d’échanges entre le bois communal, le bois Lejuc, et une forêt possédée par l’Andra, le bois de la Caisse. Les 220 hectares du bois Lejuc se trouvent en effet à l’aplomb du futur centre d’enfouissement de déchets, destiné à accueillir les rebuts les plus dangereux du système nucléaire français. L’agence souhaite y conduire des travaux de forage et des relevés de terrain afin de préparer sa demande d’autorisation de travaux, prévue pour 2018. Le chantier est annoncé pour 2021 et la mise en service de Cigéo pour 2025. Dans le dossier du maître d’ouvrage, une vue préfigurative des travaux montre l’actuel bois en grande partie défriché et remplacé par des installations de surface.

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