Juppé: « Nicolas Sarkozy a le parti, moi l'opinion »

Alain Juppé a pointé dimanche « le sectarisme » et « l'hystérie » de certains militants au lendemain des sifflets et des huées qui ont accompagné son arrivée au congrès fondateur des Républicains. « Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l'instant j'ai l'opinion », a-t-il aussi commenté.

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Alain Juppé a pointé dimanche « le sectarisme » et « l'hystérie » de certains militants au lendemain des sifflets et des huées qui ont accompagné son arrivée à la tribune du congrès fondateur du parti des Républicains, successeur de l'UMP.

« Le militantisme a ses vertus, il a aussi ses risques : le risque de sectarisme, le risque de refus de l'autre, le risque d'enfermement est un risque fort », a souligné l'ex-premier ministre dans l'émission le "Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde". « Il y a toujours chez les militants quelques hystériques. »

Alain Juppé, rival le plus sérieux de Nicolas Sarkozy pour l'investiture présidentielle à droite, avait déjà été chahuté en février lors du conseil national de l'UMP alors qu'il prônait l'union avec le centre.

« Je ne suis pas le seul dans ce parti à dire qu'il faut s'ouvrir », a-t-il dit dimanche. « L'ADN de l'UMP, c'est l'union de la droite et du centre, je n'ai pas observé que les Républicains avaient renoncé à cet ADN. Si c'était le cas, je pense que ça serait tout à fait dangereux pour l'avenir. »

Dans une allusion à peine voilée au président de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui a notamment dénoncé « le terrifiant spectacle du drame familial des Le Pen et la terrifiante médiocrité de ceux qui nous gouvernent », le maire de Bordeaux s'est interrogé sur la « tonalité de certains discours » qui lui a paru « un peu vigoureuse, un peu excessive ».

« Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l'instant j'ai l'opinion », a estimé l'ex-premier ministre. « J'organise ma petite PME, parfois il arrive que des PME performantes soient plus efficaces que des grandes entreprises du CAC 40. »

(Reuters)

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