Moralisation de la vie publique: les ambitions de François Bayrou

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La présentation ce jeudi du projet-phare « pour redonner confiance dans la vie démocratique du pays » par le ministre de la justice, François Bayrou, a été quelque peu parasitée par l'affaire Ferrand. Des mesures importantes sont avancées, d'autres manquent. Revue de détail.

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Le ministre de la justice, François Bayrou, a présenté, ce jeudi 1er juin lors d’une conférence de presse, son projet « pour redonner confiance dans la vie démocratique », un intitulé se voulant positif, et qui se substitue au plus sévère « projet de moralisation de la vie publique » initial. Les nombreuses mesures annoncées vont parfois plus loin que celles du programme d'Emmanuel Macron. Dans un salon rempli comme rarement il l'a été de journalistes, le nouveau garde des Sceaux s’est efforcé de mettre en avant les avancées positives des trois textes (loi ordinaire, loi organique et réforme constitutionnelle) qui seront prochainement présentés en conseil des ministres, a priori le 14 juin, mais il s’est quelque peu agacé des nombreuses questions sur l’affaire Richard Ferrand. Une enquête qu’il se refuse à commenter au nom du respect de l’indépendance de la justice, citant pour ce faire un extrait (l’article 30) du volumineux code de procédure pénale qu’il tient en main. Le ministre assure n’avoir demandé aucune information sur ce dossier, et prétend même avoir appris l’ouverture de l’enquête préliminaire « comme vous », c’est-à-dire par la presse.