Face à l’urgence climatique, les militants d’Alternatiba veulent construire des alternatives par le bas

Depuis deux mois, le Tour Alternatiba sillonne le pays à vélo. Dans une France où les partis traditionnels peinent à recruter, ce mouvement écologiste aux méthodes inspirées d’Act Up déclenche partout des vocations, notamment chez les jeunes. Accusé par certains de ne pas être assez politisé, il est pourtant le premier à avoir fait éclore une réelle mobilisation citoyenne pour le climat.

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« Le défi climatique […] se joue maintenant, [il] se gagne ou se perd dans les 10 à 15 ans qui viennent. Contrairement à d'autres combats, l'Histoire ne nous permettra pas de rejouer cette partie-là. » Toute l’urgence du combat lancé par Alternatiba il y a cinq ans se résume dans ces quelques phrases. Une urgence qui conditionne les méthodes terriblement rigoureuses d’un mouvement conscient de s’être engagé dans la mère de toutes les batailles : la lutte contre le changement climatique. « On veut soulever des montagnes, explique Jon Palais, 39 ans, un des fondateurs. Si on avait 400 ans pour relever ce défi, on irait mollo, mais ce n’est pas le cas. Nous devons changer le système maintenant. »

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