Sarkozy-Kadhafi: les conflits d’intérêts de deux ténors du barreau

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Les questions déontologiques s’accumulent et affaiblissent la défense du clan Sarkozy. Me Francis Szpiner est désormais l’avocat de l'intermédiaire Alexandre Djouhri après avoir défendu l’un de ses accusateurs dans le même dossier. Quant à Me Thierry Herzog, il a déclaré qu’il ne pouvait s’exprimer sur l’un des dignitaires libyens au cœur des soupçons de corruption, Abdallah Senoussi, pour « ne pas entraver les droits de la défense de M. Nicolas Sarkozy ». Mais ses diligences passées au profit de Senoussi ont été confirmées par l’enquête.

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Passer, dans la même procédure judiciaire, de la défense d’un client à un autre alors que leurs intérêts sont clairement divergents : voilà l’exploit réalisé dans le dossier des financements libyens par l’un des avocats stars du barreau de Paris, Me Francis Szpiner.