Jadot-Rivasi, le duel incertain

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À quelques jours du second tour, les deux finalistes de la primaire écologiste se sont affrontés sur Europe 1. Un débat à fleurets mouchetés. Après l’élimination de Cécile Duflot, le résultat du vote est incertain.

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« Qu’est-ce qui vous différencie ? » Mardi 1er novembre, au cours du deuxième débat de l’entre-deux-tours de la primaire écologiste (résumé vidéo ici), les journalistes d’Europe 1 ont posé plusieurs fois la question aux deux finalistes. Mais Yannick Jadot, arrivé en tête au premier tour avec 35,6 % des voix, et Michèle Rivasi (30 %), n’ont pas surjoué les petites différences. « Le projet est à peu près le même », a admis l’eurodéputée EELV, qui a créé une demi-surprise en se hissant au second tour devant l’ancienne cheffe du parti, l’ancienne ministre Cécile Duflot.

À les entendre, l’enjeu de la primaire, dont le résultat sera scellé le 7 novembre après le vote des 17 000 inscrits, sera donc plus une question d’« incarnation ». Ancienne élue locale dans la Drôme, Michèle Rivasi se dépeint en « élue plus de proximité », « très sensible à l’urgence sociale ». Jadot, député européen comme elle, prône une « écologie crédible, aimable et populaire ». Pressée de répondre à un sondage « des auditeurs » de la station qui jugent « à 61,4 % » qu’il n’y a pas besoin d’un candidat écologiste, Rivasi se dit « surprise » et rétorque au contraire qu’il est nécessaire de « se heurt[er] aux lobbies quand on veut faire bouger le quotidien ». Jadot juge « extraordinaire qu’on dise que l’écologie doit être partout alors qu’elle n’est plus que dans le mouvement écologiste ». Il « propose aux Français un pacte de confiance pour les réconcilier avec l’écologie politique », en répondant aux « défis du quotidien ».