Une avocate pointe des «dysfonctionnements» de la brigade des mineurs de Paris «depuis plusieurs années»

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Après la publication de notre enquête révélant des dysfonctionnements institutionnels dans une affaire de soupçons de pédocriminalité dans une école maternelle parisienne, l’avocate de plusieurs familles témoigne dans « À l’air libre ». MMarie Grimaud raconte des refus d’enregistrement de plaintes et une enquête orientée à décharge.

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Il y a une semaine, Mediapart publiait une enquête en deux volets (ici et ) sur de graves dysfonctionnements institutionnels qui ont émaillé une affaire de soupçons de pédocriminalité à l’école maternelle Dubois, dans le IIIe arrondissement de Paris.

Treize enfants de cette école ont été auditionnés dans une enquête pour « agression sexuelle et viol sur mineur », qui vise un animateur, lequel a été suspendu et reste présumé innocent.

« À l’air libre » reçoit maître Marie Grimaud, l’une des avocates qui représente plusieurs familles. Elle nous raconte comment elle a tout fait pour pallier ces dysfonctionnements, qu’elle dit constater dans plusieurs dossiers de pédocriminalité à Paris, « depuis plusieurs années ».

Me Sonia Ben Younès, l’une des avocates de l’animateur, n’a pas souhaité apparaître face caméra, mais elle nous a fait savoir que son client conteste fermement toutes les accusations. 

Questionnés par Mediapart, le chef de la brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris et le parquet de Paris n’ont pas répondu à nos questions, invoquant le secret de l’instruction.

Brigade des mineurs de Paris : des "dysfonctionnements" "depuis plusieurs années" © Mediapart

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