Contre le terrorisme, Cazeneuve invoque le «principe de précaution»

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Au premier jour de l’examen de la réforme pénale, mercredi 2 mars, les députés ont adopté plusieurs mesures sécuritaires exceptionnelles. Le débat a été vif. 

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Un dernier petit tour, et puis s’en va. Cette fois, c’est sûr : la promesse de François Hollande de lutter contre le « délit de faciès » lors des contrôles d’identité ne sera pas respectée au cours de ce quinquennat. Mercredi 2 mars, l’idée d’un récépissé qui permette d’éviter les contrôles sur le seul critère de l’apparence, enterrée dès le début du quinquennat par Manuel Valls, a été une nouvelle fois rejetée. Au premier jour de l’examen de la réforme pénale, une majorité de députés PS et LR (ex-UMP) s’y sont opposés. S’il faut retenir une phrase de ce débat souvent vif, ce serait cette sentence surprenante du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve : « Ce n’est pas vrai qu’il y a des contrôles au faciès en nombre (…). Le phénomène est totalement marginal. »