Le projet de loi antiterroriste se heurte à de fortes oppositions

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Adopté par la commission des lois, le projet de loi sur le crime organisé et le terrorisme sera débattu à partir du mardi 1er mars par les députés. Avocats, magistrats et défenseurs des droits de l'homme sont vent debout contre ce processus qui vise à inscrire dans la loi ordinaire des mesures d'exception.

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Vaille que vaille, le projet de loi fourre-tout sur le crime organisé, le terrorisme et la procédure pénale a poursuivi son chemin, et sera examiné à l’Assemblée à partir du mardi 1er mars. Ce texte hétéroclite suscite une certaine inquiétude dans les milieux judiciaires, et une franche hostilité chez les avocats et au sein des associations de défense des droits de l’homme. Son but est, en effet, de faire entrer durablement l’état d’urgence (ou du moins une grande partie des mesures de ce régime d’exception) dans le droit commun. L’état d’urgence à proprement parler ayant été prolongé jusqu’au 26 mai.