Guadeloupe et Martinique, de crise en crise Enquête

L’Etat sème le doute sur les liens entre chlordécone et cancer, au détriment des victimes

En un an, les plus hautes autorités de l’État ont réussi à créer le doute et la confusion sur les liens entre le cancer et le chlordécone, pesticide toxique utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique jusqu’en 1993. Cela menace les travaux en cours pour indemniser les personnes intoxiquées et réparer les torts infligés à un peuple et à ses terres.

Jade Lindgaard

3 mars 2019 à 18h54

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La phrase a fait scandale et quelques semaines plus tard, l’Élysée ne s’en est toujours pas vraiment expliqué. Le 1er février, Emmanuel Macron tance des élu·e·s antillais·es réunies pour une séance du « grand débat ». Au sujet du chlordécone, ce pesticide épandu de 1972 à 1993 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, il déclare : « Il ne faut pas dire que c’est cancérigène », « il ne faut pas aller jusqu’à dire que c’est cancérigène, parce qu’à la fois on dit quelque chose qui n’est pas vrai et on alimente les peurs » (retrouver sa déclaration ici, à partir de 2 h et 41 min).

Aussitôt, Luc Multigner, directeur de recherche à l’Inserm, et Pascal Blanchet, chef du service d’urologie au CHU de Pointe-à-Pitre, publient un communiqué rappelant que depuis 1979, le CIRC, une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), considère que le chlordécone « peut être cancérigène pour l’homme ». Qu’il est classé comme « cancérogène possible » en Europe. Et qu’en 2010, ils ont cosigné un article dans une revue scientifique internationale de référence, Journal of Clinical Oncology, montrant que l’exposition à cette substance est associée à une augmentation du risque de survenue du cancer de la prostate. Dans une lettre ouverte au chef de l’État, la députée Hélène Vainqueur-Christophe et le sénateur Victorin Lurel, tou·te·s deux socialistes, protestent : « Affirmer que le chlordécone n'est pas cancérogène est non seulement déplacé mais dangereux. »

Quelques jours plus tard, l’Élysée plaide « un malentendu ». Tout en livrant une explication particulièrement confuse dans Le Monde : « Le président n’a jamais dit que le chlordécone n’était pas cancérigène. Quand il dit : “Il ne faut pas dire que c’est cancérigène”, c’est une façon de dire : “On ne peut pas se contenter de dire que c’est cancérigène, il faut aussi agir.” » Et encore : « Ce n’est donc pas à lui [Emmanuel Macron – ndlr] de dire si le chlordécone est cancérigène ou pas » ; « La polémique est mal venue car c’est un sujet sur lequel nous avons fait preuve de transparence et de notre volonté d’agir ».

Pourtant, devant les maires et parlementaires antillais·e·s, le chef de l’État est non seulement parfaitement clair, mais il est aussi très précis dans sa contestation de l’idée que le chlordécone est cancérigène : « C’est l’étude Blanchet [du nom du médecin du CHU de Pointe-à-Pitre – ndlr] de quelle année ? » répond-il au sénateur PS qui lui oppose la publication scientifique de 2010. « Ce n’est pas ce que j’appelle une étude scientifique publiée dans une revue avec comité de lecture. » Sur ce point, le chef de l’État s’égare puisque le Journal of Clinical Oncology est sans conteste une revue scientifique à comité de lecture. Et il poursuit : « Je me suis référé à ce que l’OMS et l’Inserm m’ont donné : il y a des sujets de prévalence, mais pas de liens directs établis. Personne ne m’a établi un lien direct. Si on m’avait établi un lien direct, j’aurais pris mes responsabilités. » Et, pour la quatrième fois, assène : « Personne ne m’a établi qu’il y avait un lien direct. Donc je ne veux pas créer d’angoisse. » Le problème, c’est que la notion de « lien direct » n’est pas utilisée par les scientifiques, qui préfèrent évoquer des « associations » ou des « liens », mais pas des rapports de causalité, par définition extrêmement difficiles à établir en recherche médicale, et relevant davantage du faisceau d'arguments que de la preuve. La formulation du chef de l'État crée la confusion : pour les profanes, s’il n’existe pas de lien direct, c’est qu’il n’y a pas de lien du tout.

Emmanuel Macron en Martinique, lorsqu'il reconnaît le « scandale environnemental » du chlordécone, le 27 septembre 2018.

Sollicité par Mediapart, l’Élysée explique désormais que « dans l’état actuel des études publiées, il est prouvé que les cancers des acteurs agricoles qui ont été exposés quotidiennement au chlordécone, sont dus à cette substance. Le lien de cause à effet a été démontré. » Pour le reste des habitant·e·s, qui consomment des aliments contaminés au pesticide, « les études sont contradictoires » quant au facteur déclencheur de la maladie. Et la question des indemnisations reste donc à travailler pour les populations non agricoles. En réalité, la recherche médicale n’établit pas la causalité formelle entre le pesticide et le cancer mais suggère une « association » ou encore « des liens ». La complexité de la santé environnementale échappe aux catégories simplificatrices du discours politique. Face aux élu·e·s antillais·e·s, Agnès Buzyn, ministre de la santé, a annoncé en février 2018 un appel d’offres pour une recherche sur les liens entre le chlordécone « et d’éventuels cancers » d’ici à la fin du premier semestre 2019.

D’où vient donc cette idée qu’il n’y a pas de lien établi entre le pesticide et le cancer ? C’est la ministre de la santé elle-même qui inaugure cette version de l’exécutif macronien le 1er février 2018 devant les sénateurs, lors du vote d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques. « Je voudrais répondre spécifiquement à M. Lurel sur la problématique du chlordécone, qui, pour l’instant, est classé par l’OMS comme un cancérogène possible, donc 2B. Cela signifie que le niveau de preuve des études que vous citez n’est pas suffisant aujourd’hui pour affirmer le lien entre le cancer et le chlordécone », explique la ministre de la santé. On peut retrouver ci-dessous un extrait de la vidéo de son intervention.

Intervention d'Agnès Buzyn au Sénat, le 1er février 2018.

Trois semaines plus tard, le 21 février, elle est auditionnée par la délégation aux outre-mer de l’Assemblée nationale, en très grande partie consacrée au sujet du chlordécone. Elle ne cite pas une seule fois l’article de Luc Multigner et Pascal Blanchet de 2010. Mais s’attarde, à plusieurs reprises, sur les défauts de l’étude « Madiprostate » devant établir les impacts cancérigènes du pesticide en Martinique, que l’Institut national de recherche sur le cancer, InCa, a arrêtée en plein vol en 2014. La présidente de l’institution s’appelle alors Agnès Buzyn.

Selon la ministre de la santé devant les parlementaires, cette étude a été jugée « irréalisable non pas pour des raisons techniques mais pour des raisons de méthodologie » et « pour des raisons de robustesse scientifique qui n’était pas au rendez-vous » car « elle était mal construite ». Et elle ajoute : « Comme je tenais absolument à ce qu’elle réussisse, j’ai fait travailler un groupe d’experts pour accompagner les chercheurs en rendant l’étude plus robuste sur le plan scientifique. Nous n’avons pas obtenu les résultats espérés. » Elle précise enfin que l’un des problèmes tenait à la difficulté à distinguer les facteurs génétiques du cancer de la prostate des causes liées à la contamination par des produits toxiques comme le chlordécone. En réalité, s’il est vrai que les personnes afro-descendantes sont plus sujettes que les personnes blanches à cette pathologie, l’usage de cet argument est délicat et risque toujours d’ouvrir la voie à la relativisation de la pollution environnementale.

Selon les éléments réunis par Mediapart et la chronologie reconstituée, les événements ne se sont pas déroulés comme le décrit la ministre de la santé. D’abord, il existe bien une étude faisant le lien entre l’exposition au chlordécone et le cancer de la prostate, et pas seulement pour les travailleur·e·s des bananeraies : c’est l’étude Karuprostate, menée en Guadeloupe par l’équipe de chercheurs qui en a publié les résultats dans Journal of Clinical Oncology en 2010. Cette enquête pionnière se déroule dans le cadre d’une structure publique, conduite par des recherches de l’Inserm et intégrée au plan national chlordécone. La haute administration n’a aucune raison de se méfier de ses résultats. Alors pourquoi ne pas davantage se fonder sur ses découvertes ?

Ancien directeur général de la santé, William Dab note en 2011 dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire qu’« un effet cancérigène est probable » et que « le niveau de preuve a été renforcé par les travaux de l’équipe de Luc Multigner sur le cancer de la prostate ». Trois ans plus tard, il écrit dans Le Monde au sujet de l’enquête sur la Guadeloupe qu’« on y trouve des arguments très forts en faveur d'un lien entre ce pesticide et le cancer » et qu’elle « amène à inverser la charge de la preuve : à ceux qui ont défendu l'utilisation du chlordécone de démontrer qu'il ne présente pas de risque sanitaire ».

En 2010, à la suite de la publication de l’étude sur la Guadeloupe, la direction générale de la santé commande une enquête équivalente en Martinique, cette fois-ci. Mais les temps de la recherche sont longs : il faut monter des appels d’offres, trouver des financements. Pour accélérer le processus, répondre aux attentes des Martiniquais·es et renforcer les résultats guadeloupéens, le ministère de la santé sollicite l’InCa, qui devient de facto l’autorité coordinatrice de l’étude. Hors appel d’offres. Un comité d’experts constitué par l’institut, toujours resté anonyme, questionne pendant plusieurs mois l’équipe de Luc Multigner. À l’issue de ces échanges, l’InCa accepte de financer une première phase de l’étude, consacrée à sa faisabilité. Une première convention est mise en place en 2012. Le démarrage des travaux doit être reporté d’un an du fait d’une restructuration du CHU de Pointe-à-Pitre. La mise en place de l’étude (formation du personnel d’enquête, dispositif de recrutement et de participation des volontaires…) commence en avril 2013. À la fin de l’année, un rapport intermédiaire est transmis. Mais en janvier 2014, la présidente de l’InCa prévient les chercheurs qu’elle ne le transmettra pas au collège d’experts pour évaluation car les informations transmises ne permettent pas, selon elle, d’évaluer la pertinence de la poursuite de l’étude. Et que d'après elle, les conditions ne sont pas réunies pour conduire l'enquête témoins en Martinique.

Sollicitée par Mediapart, l’institution répond aujourd’hui qu’« en avril 2014 le Dr Multigner a remis son rapport sur l’étude pilote demandant le déploiement de cette étude. Toutefois ce rapport n’a pas convaincu le collège d’experts. En effet, les experts sollicités pour évaluer le projet, d’une part, et les résultats de l’enquête de faisabilité, d’autre part, se sont accordés sur le fait que le coordonnateur du projet avait pris insuffisamment en compte leurs recommandations méthodologiques et que, par conséquent, l’enquête ne permettrait pas de répondre à la question du lien entre l’exposition à la chlordécone et le risque de cancer de la prostate en Martinique ». Il n'est pas clair à ce stade si les experts sollicités à ces deux reprises étaient les mêmes personnes ou non.

Début 2014, les chercheurs tentent de sauver l’étude Madiprostate en envoyant un nouveau rapport, faisant état de la bonne participation des volontaires, mais rien n’y fait. Le 20 mars 2014, Agnès Buzyn les informe de l’arrêt des financements de l’étude. Sans autre explication de fond que le rappel du retard qu'avait connu la phase pilote en raison des problèmes logistiques du CHU de Martinique.

Ce n’est que neuf mois plus tard que les scientifiques reçoivent l’avis des experts ayant conduit à l’arrêt de leur enquête. Toujours anonymes. Leurs remarques étonnent l’équipe de recherche, car elles semblent ignorer les échanges et précisions apportées trois ans plus tôt, en 2011, lors des premières discussions avec l’InCa. Plus inquiétant, un commentaire semble dénoter une incompréhension des enjeux de l’étude : il reproche aux scientifiques de ne pas prendre en compte la pollution des sols des lieux de résidence pour sélectionner les témoins, alors que le principe d’une étude cas-témoins est d’éviter de sélectionner les témoins selon leur exposition présumée. Luc Multigner réagit alors sur la chaîne Martinique 1re : « On aurait voulu empêcher de conclure de manière consistante, on n’aurait pas mieux fait. »

Rétrospectivement, c’est d’autant plus difficile à comprendre que c’est l’étude Karuprostate, sur la Guadeloupe, couronnée de succès, qui a servi de modèle à la méthodologie de Madiprostate pour la Martinique. Comment expliquer que la même méthodologie, validée par une revue scientifique internationale, et non contestée depuis par le monde de la recherche, soit rejetée pour manque de robustesse par des experts anonymes réunis par l’InCa ? Malgré plusieurs relances, par courriel et SMS, Mediapart n’a pu obtenir aucune réponse sur l’identité et le profil scientifique des experts qui ont bloqué l’étude Madiprostate.

Ancien directeur général de la santé et coordinateur du plan chlordécone aux Antilles entre 2007 et 2011, Didier Houssin répond à Mediapart s’interdire tout commentaire dans les médias sur l'action de l'État. Son successeur, Benoît Vallet, indique pour sa part ne pouvoir que nous renvoyer à la direction générale de la Santé. Son actuel directeur, Jérôme Salomon, nous informe avoir demandé au président et directeur général de l’InCa de fournir « tous les éléments de réponse ». Des réponses furent bien transmises par le service de communication de l’institut, mais partielles. Le cabinet d’Agnès Buzyn, contacté à deux reprises, n’a jamais répondu à nos questions.

Le 27 septembre 2018, un événement historique se produit : pour le première fois, par la voix d’Emmanuel Macron, un chef de l’État reconnaît que la pollution au chlordécone « est un scandale environnemental » et que « l’État doit prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et doit avancer dans le chemin de la réparation et des projets ». Pour les Antillais·es, cette reconnaissance officiel des torts subis est essentielle.

Mais la suite du discours d’Emmanuel Macron depuis une ferme martiniquaise se caractérise par une étrange lacune. « On présume le lien » entre l’exposition au pesticide et « des naissances prématurées, des retards de développement cérébral et d’autres pathologies. Mais il n’y a pas aujourd’hui de preuves scientifiques établies… ». Pas une seule fois le mot « cancer » n’est prononcé. Pourtant, le président de la République, dans la même allocution, dit souhaiter « avancer davantage sur la question des maladies professionnelles pour les personnes particulièrement exposées à la molécule ». Mais de quelle pathologie du travail s’agit-il ? Certainement pas du retard du développement cérébral, qui touche les enfants, ni uniquement des naissances prématurées, qui ne concerneraient que les femmes ayant œuvré dans les bananeraies. L’exécutif répète à longueur d’interventions faire preuve de clarté et de transparence. Ce type de déclaration est au contraire ambiguë : elle donne l’impression que l’indemnisation des travailleurs avance, mais sans reconnaître quelle pathologie est en cause. Dans son échange avec Mediapart en février, l’Élysée reconnaît désormais l'existence d'un lien de causalité – c'est aller plus loin que ne le fait la recherche scientifique – entre le cancer et l'exposition au chlordécone des travailleur·e·s des bananeraies. Mais continue de mettre en doute l'association entre le pesticide et le cancer de la prostate pour le reste de la population.

L’idée que l’on ne peut pas parler de lien entre le chlordécone et le cancer fait son chemin. En octobre, quand France-Antilles Guadeloupe consacre sa une au colloque scientifique organisé par les autorités sanitaires en Martinique et Guadeloupe, on peut lire en manchette du journal : « À l’issue d’un colloque scientifique, les meilleurs spécialistes du chlordécone ont assuré qu’à l’heure actuelle, aucun lien n’a été établi entre la molécule et une quelconque pathologie. » En réalité, seuls les représentants des autorités sanitaires ont participé à ce point presse, pas les scientifiques travaillant sur le sujet. Et cette affirmation en manchette du principal quotidien local fait encore une fois dresser les cheveux sur la tête des chercheurs travaillant sur le sujet.

En janvier 2019, Jérôme Viguier, ancien directeur du pôle santé publique et soins de l’InCa et à ce titre bras droit d’Agnès Buzyn quand elle présidait l’institut, devient directeur général de l’agence régionale de santé de la Martinique. Interviewé par France Antilles au sujet du cancer de la prostate, qui atteint des taux records sur l’île, il déclare que « les relations entre l’exposition au chlordécone et le cancer de la prostate doivent être clarifiées », entretenant encore une fois le doute. Comme s'il n'existait pas déjà de résultats scientifiques corroborant l'association entre le substance toxique et la maladie. Et semble placer ce sujet bien bas dans la hiérarchie des causes de la maladie : « D’autres facteurs que l’origine africaine de la population sont à considérer parmi lesquels les antécédents dans la famille, le risque génétique, le surpoids et l’obésité ainsi que le diabète, facteurs de risque très présents en Martinique, et le rôle évoqué de certains perturbateurs endocriniens, notamment les pesticides. » En février 2019, devant les élu·e·s antillais·es, Emmanuel Macron ne dit pas un mot de l'étude validée scientifiquement, Karuprostate, sur la Guadeloupe.

En un an, les plus hautes autorités de l’État ont réussi à créer le doute sur les liens entre le cancer et le chlordécone, pourtant scientifiquement avérés. Cette mise en question produit une confusion qui aboutit, dans les déclarations officielles, à la certitude que l’on ne peut pas établir de rapport entre la maladie, particulièrement prévalente aux Antilles, et le pesticide qui contamine les terres et les corps pour plusieurs siècles. Alors que le ministère de la santé annonce un appel d’offres d’ici à la fin du premier semestre 2019 pour financer des recherches sur ce sujet, le risque est grand de perdre encore plusieurs années avant d’entamer le nécessaire travail de réparation des habitant·e·s et de l’écosystème intoxiqués.

Jade Lindgaard


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