A l’étranger, l’inextinguible bataille contre les conflits d’intérêts

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Des affaires Cahuzac, Woerth ou Tapie seraient-elles possibles dans une autre démocratie que la nôtre ? S'il existe très peu de dispositifs de contrôles a priori, beaucoup de pays combattent les conflits d'intérêts.

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Un scandale Cahuzac ou une affaire Woerth seraient-ils possibles dans une autre démocratie que la nôtre, compte-tenu des institutions qu’elles ont mises en place pour contrôler l'honnêteté de leurs élus ?

Même dans les sociétés qui exigent le plus de probité de leurs dirigeants et la plus grande transparence sur leur exercice du pouvoir, il existe très peu de dispositifs de contrôles, a priori et hors enquête judiciaire, sur les situations financières et patrimoniales des détenteurs de l’autorité publique. Aux États-Unis, les futurs ministres et dirigeants de l’exécutif sont auditionnés par les parlementaires. Ces hearings n’ont rien du pur échange de politesse que pratiquent souvent nos élus.