« On veut des imams qui connaissent la France »

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Si l’objectif des formations à la laïcité, encouragées par le gouvernement, est de faciliter l’intégration des imams étrangers dans le paysage français, elles ne répondent pas, pour autant, aux difficultés auxquelles la communauté musulmane fait face : recruter un personnel religieux qui lui ressemble. Premier article d'une série consacrée aux débats qui traversent l'islam de France.

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Dans le contexte post-attentats de janvier 2015, Manuel Valls a trouvé, avec la formation des imams à la laïcité, son nouveau cheval de bataille. Le 25 février dernier, à l’issue d’un conseil des ministre, le gouvernement annonce son souhait d’encourager l’ouverture de diplômes universitaires. Quelques jours plus tard, lors d’un déplacement à l’université de Strasbourg, le premier ministre enfonce le clou et affirme, cette fois-ci, son désir de s’attaquer au « défi » de « tout ce qui retarde un islam de France » et de mieux « insérer » les imams étrangers dans le paysage français. Et le gouvernement prévoit de faire passer le nombre de formations universitaires de six à douze, avec, dès la rentrée prochaine, la création de quatre nouveaux diplômes à Lille, Mayotte, Bordeaux et Toulouse.